Cette réflexion personnelle
est née d'une courte discussion avec notre webmaster ; c'est
ainsi que je lui ai promis un article sur la relation entre les motos
Harley-Davidson et ceux qui les montent, c'est à dire nous les
bikers.

Donc un article culturel
et philosophique, qui participera à toutes les réflexions
et informations de la section " culture biker " disponible
sur le site web de notre honorable et vénérable chapter.
En
effet, après les considérations mécaniques
et temporelles décrites dans les 2 premiers articles de "
culture biker " et l'apport historique sur les tatouages avec
l'article de notre bien-aimé directeur, je vous propose de
nous élever au firmament spirituel avec la substantifique
moelle produite par le travail de nos neurones.
Ainsi cette substantifique moelle sera le résultat de l'optimisation
pédagico-dictacielle du paralangage métacognitif et
apoplectique en vue d'une séquence en pédagogie différenciée
transdisciplinaire pour notre communauté de bikers. Maintenant,
tout devient clair et transparent. |

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On pourra certes
retrouver dans cette réflexion une convergence, bien que
subliminale (c'est-à-dire sous le seuil, donc non visible)
avec les très jolies pin-ups du mois qui s'exposent sur
le site web de notre chapter en tenue parfois très très
très légère, tenues qui ne tiennent pas compte
des rigueurs hivernales.
Cette lecture
signifie aussi un bon exercice de neurones que la faculté
de médecine recommande, et à ce titre permet de
maintenir l'équilibre entre temporel et spirituel selon
le précepte "sanum corpus in mente sana" (traduction
pour les lecteurs de "culture biker" selon l'évangile
de St Bernardo : "un corps sain avec un esprit sain").
Je désire
aussi informer les lecteurs et surtout les lectrices que, bien
que la parité sexuelle soit à l'ordre du jour de
notre civilisation et de la politique de notre pays en accord
avec la déclaration des droits de l'homme et de la jurisprudence
de la Cour de Justice Européenne, cette réflexion
philosophique est fondée sur une analyse du passé.
Donc le terme biker ne sera employé qu'au masculin et concerne
donc les mâles .
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Cette réflexion pourra donc
sembler un peu macho et rétrograde, mais elle correspond à
l'héritage et au témoignage du passé selon les
investigations anthropologiques, ethnologiques et sociétales
que j'ai réalisées avec le support et l'assistance scientifique
de la faculté de sociologie de Montalivet.
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Bien avant la moto, il y
avait, et il y a encore, le cheval. L'homme le dompta pour le
monter et ainsi partir en chasse et en guerre ; nous sommes quelques
milliers d'années avant JC. Et le terme " homme "
en ces temps-là (et parfois encore de nos jours), signifie
le mâle, la puissance, le chef de clan ou de tribu.
Cette posture de domination
tant vis-à-vis du cheval calé entre les 2 jambes
du cavalier que vis-à-vis des " piétons situés
à moindre hauteur" associée à une forte
différence dans les vitesses de déplacements (entre
galop et piéton), se traduit depuis les anciens temps par
une échelle sociale : exemple avec l'aristocratie de la
cavalerie par rapport à la piétaille de l'infanterie.
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Ainsi, analysons les sentiments
qui nous animent et nous traversent lors de certaines scènes
de cinéma : qui ne frémit pas en regardant la charge de
la cavalerie légère avec John Wayne ou les valeureux cosaques
avec Yul Brynner, que ce soit par griserie de la vitesse ou le sentiment
de puissance et de hauteur ! Et, des cosaques, sautons en arrière
dans le temps et vers l'est dans l'espace, rappelons-nous les hordes
guerrières d'Attila !
Bien sûr, il y eu des femmes
guerrières, telles que les amazones. Mais on notera tout de suite
la position de monte bien différente et moins dominatrice vis-à-vis
du cheval. Cette position nécessite aussi une selle bien spécifique.
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Si on se laisse glisser vers
la sexualité, les parallélismes sont évidents
et nombreux, tels que la déclinaison sémantique
suivante le présente : 1° l'étalon monte la
jument, 2° l'homme monte le cheval et donc in fine 3°
l'homme monte la femme.
On retrouve ainsi déjà une prolongation sexuelle
tant dans la sémantique que plus prosaïquement dans
la posture.
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Puis ensuite, c'est-à-dire
quelques milliers d'années plus tard, arrive la moto avec une
première analogie : à cheval ou à moto, c'est la
même position pour le cavalier ou le biker ; ils sont tous les
deux à califourchon sur une selle. Et puis, le cheval va à
l'écurie et la moto au garage encore que lorsqu'il y en a plusieurs
motos, notamment de compétitions, on parle aussi d'écurie
de motos.

Cette analogie sémantique
en français " monter un cheval, une femme ou une moto "
se retrouve aussi en anglais avec le verbe " to ride " qui
s'applique tant pour le cheval que pour la femme ou moto (Néanmoins,
lorsque appliqué avec le terme " femme " et dans ces
2 langues, l'expression doit être considérée comme
vulgaire).
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A moto, on reprend les mêmes
équipements et vêtements souvent de cuir que le cowboy,
à commencer par la selle, le blouson, bottes, sacoches
et autres artefacts et surtout les chaps, qui assimilent la monte
d'une moto à un rodéo de bronco ! Le biker dompte
les chevaux de sa machine !
Le sentiment macho n'a guère évolué depuis
les temps de l'homme à cheval : quand on mentionne le biker,
on parle de motard et je n'ai jamais entendu le terme motarde,
ni bikeuse à ce jour.
A noter que le vélo
aussi se monte (or to ride a bicycle en anglais), mais cet élément
qui ne fait pas de bruit, se déplace plutôt lentement
et fatigue le biker, ne sera considéré dans cette
étude de haut niveau.
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On notera que fort bizarrement
les modèles HD (Roadking, Fatboy, Sporster, Dyna, Vrod, Softail
, etc) sont au masculin ; ainsi le biker parlera de sa moto au féminin
pour ensuite nommer le modèle au masculin, son roadking ou softail
ou sportster. A noter que Softail se traduirait en français
par "queue molle ou douce" ; certes, cela peut inquiéter
notre biker macho, mais je le rassure tout de suite : en effet, "softail"
est un mot issu de l'anglais, et "tail" signifie la queue,
celle de derrière car celle de devant c'est "cock".
Mais revenons à notre réflexion
sur les noms masculins des modèles de motos Harley Davidson.
Serait-ce une ouverture vers d'autres murs sexuelles ? Que nenni,
en fait il s'agit d'une traduction de l'anglais qui ne distingue point
les genres, mais je souhaite pour ces braves anglais qu'ils sachent
distinguer les sexes
enfin, ceci est une autre histoire et cela
est leur affaire.
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De plus, cette déviation
avec le genre masculin utilisé pour nommer le modèle
de moto ne remet point en jeu le machisme du biker ; il suffit
pour s'en convaincre de regarder le spectacle des pin-ups vautrées
sur nos montures selon les études graphiques présentées
sur le site web de notre honorable et vénérable
chapter.
Et les publicités
et magazines relatifs aux motos Harley abondent aussi en machisme
et mettent bien en avant les valeurs de la marque qui seraient
alors : machisme, testostérone et femme soumise !
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Attention
cependant à ne pas prendre tout cela au premier degré.
Piloter une moto Harley ne donne aucun droit de cuissage comme celui
suggéré dans certaines photos de publicité
ou de journaux. Vaut mieux préciser ce point de droit, des
fois que ça donne des idées à certains
A ce titre, je précise aussi pour notre directeur, à
la fois chef de meute et " road captain ", que le droit
de cuissage par le chef de toutes les femelles du clan ou de la
meute (aussi intitulé droit du seigneur) a été
banni il y a quelque temps ? Peut-être qu'il regrette ces
temps anciens ? |
| Le
biker n'est pas un être isolé et il appartient à
un chapter. Et ce chapter, n'est-il pas aussi une tribu, une meute,
un clan avec une dimension rituelle, voire religieuse sans toutefois
atteindre le stade monastique, car l'abstinence (que ce soit vin,
jack daniel ou nanas) n'est point la règle chez nous. |
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Nous avons nos couleurs (comme
pour une tribu), notre conseil de sages (le bureau) et une hiérarchie
notamment dans nos déplacements (les femelles juste derrière
le directeur assisté de quelques fidèles safeties et les
vieux routards au fond de la classe pour ramasser les jeunots perdus).
N'oublions pas non plus notre sorcier (le trésorier), mais il
ne transforme pas encore le plomb en euros.
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Et
le convoi, avec ses règles, son chef et ses safeties, ne
symbolise-t-il pas la meute ou la charge de la cavalerie légère
? Et notre amour des grands espaces et des grandes sorties rappelle
les aventures des cowboys du Far West ! |
Et les cris de guerre de cette
meute ou les sonneries des trompettes de la cavalerie légère
sont les hurlements de nos sirènes ou de nos moteurs via leurs
pots d'échappement (que l'on ne peut pas décemment qualifier
de silencieux) parfois aux doux noms de "screaming eagle",
c'est-à-dire aigle rugissant, ce qui n'est pas sans rappeler
le Far West.
| En effet "screaming
eagle" est un nom utilisé dans de nombreuses tribus
indiennes telles que Shoshone, Omaha, Cur d'Alène,
Séminole ou Péquot (notamment le Grand Chef Sachem
Screaming Eagle). C'est aussi le logo de la fameuse 101ème
Division Aéroportée qui s'illustra lors de la 2ème
guerre mondiale. Ce logo vient du don d'un jeune aigle en 1861 par
le chef Sky de la tribu des Chippewa à un habitant local
du Wisconsin, qui ensuite le donna à un militaire qui en
fit une mascotte de son unité et ensuite c'est une bien longue
histoire et c'est une autre histoire
et en bref il
devint le logo de la 101ème Division des réserves
basée à Milwaukee, Wisconsin, dont la 101ème
Division Aéroportée est la descendante. |
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Alors
en avant le chapter pour des cavalcades sauvages, avec nos Ladies of
Harley et notre directeur road captain, le John Wayne du bicylindre
en V, ou à la mode française, le grand chef Abraracourcix
de la fameuse tribu girondine des Bituriges Vivisques (tribu ô
combien réputée pour ses bitures comme son patronyme l'indique!).
